Yi Chuan

 

Le Yi Quan (意拳 : boxe de l’intention, également connue sous le nom de Da Cheng Quan) est une école de l’art martial chinois qui fut créée par leMaître Wang Xiang Zhai dans les années 30. Il déclarait, dès 1920, que les pratiquants négligeaient l’importance du travail de l’esprit et donnaient trop d’importance aux mouvements.

Wang Xiang Zhai prône un art martial épuré, simple et efficace. De plus, fidèle à la tradition millénaire chinoise, l’art de Wang Xiang Zhai insiste autant sur le travail de préservation de la santé (yangsheng) que sur le travail de défense personnelle (ziwei).

Cet art martial permet de prendre conscience de ses tensions corporelles et articulaires. Le Yi Quan développe la vitalité et favorise la santé. La détente interne, travail essentiel du Yi Quan, stimule l’organisme et permet de développer les mouvements instinctifs propices à la défense et au combat.

Les techniques se travaillent en lenteur lors de l’exercice du Shi li (essayer la force). Le but de l’entraînement au Da cheng quan est de développer la force dite « hun yuan li », une force multidirectionnelle permettant des réactions spontanées lors du combat.

L’enseignement de Wang Xiang Zhai se présente en sept étapes, appelées les « sept portes du Da Cheng Quan ».

Lesquelles sont :

Le travail du zhanzhuang (站樁), soit la posture dite « du pieu », également connu en occident sous le nom de « posture de l’arbre ». Cet entrainement est le plus long et le plus important. Il existe les postures symétriques, qui peuvent également être pratiquée pour le bien être, et asymétriques, lesquelles sont indispensables à l’étude de l’art martial.

Le travail des mouvements lents pour « tester la force ». Il s’agit dans cette étape de trouver le mouvement qui permette un grand potentiel de force à moindre effort. Cet exercice se fait en position asymétrique statique.

Le travail des déplacements. Également appelé mocabu (摩擦步), qui signifie « déplacement en friction ». C’est un travail de recherche des appuis les plus solides tout au long du déplacement en utilisant les mêmes principes que pour le shili. Par la suite ces deux étapes fusionnent et donnent le shili en déplacement.

Le travail de la sortie de force ou de « explosion », qui est l’application du shili à vitesse réelle.

Le travail de « tester le son ». Il s’agit dans cet exercice d’apprendre à distribuer la force dans tout le corps lors du Fali, d’unir l’intérieur et l’extérieur du corps.

Le travail de « poussées de mains » propre au Yiquan / Dachengquan. Il existe deux formes de Tuishou : à une main et à deux mains, cette dernière ressemble à la pratique du Sanshou du Taijiquan.

Le travail des applications au combat et à l’auto-défense. C’est le travail des différentes techniques propre au Da Cheng Quan seul et à deux. La forme de travail à deux relevant du duanshou, le travail de contrer l’adversaire.

http://www.yiquanbretagne.com/

×